LE DEVELOPPEMENT EOLIEN TERRESTRE
Le développement de parcs éoliens terrestres en France est le résultat :
- d'une démarche intercommunale (élaboration du dossier de (zone de développement éolien) puis
- d'une démarche privée industrielle (demande de permis de construire déposée par un développeur).
- étude de préfaisabilité dans laquelle nous explorons le gisement éolien afin de déterminer le potentiel énergétique de la zone étudiée et nous élaborons un prédiagnostic pour reconnaitre les exigences et les atouts techniques et environnementaux du territoire.
- étude de faisabilité, comprenant de très nombreuses études et états initiaux, demandes de conformité, levées de servitudes…
- élaboration du scénario d'implantation (micrositing),
- contractualisation des accords fonciers,
- rédaction et dépôt du permis de construire,
Zone de développement éolien ZDE
Pour consolider une bonne insertion locale du développement éolien, la loi POPE introduit la création des ZDE.
La ZDE est un outil prospectif arrêté par le préfet départemental sur proposition des communes concernées ou d'un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Managée par la ou les collectivité(s) locale(s) initiatrice(s), la ZDE est un dossier proposant une ou plusieurs zone(s) ouverte(s) à l'implantation éolienne et les puissances installables. Cette cartographie est née de l'étude des points suivants :
- le gisement éolien de la zone,
- les possibilités de raccordement aux réseaux électriques,
- la protection des paysages, des monuments historiques et des sites remarquables protégés.
- l'étude du dossier (inter-)communal
- l'avis du Service départemental de l'architecture et du patrimoine (SDAP)
- l'avis de la Direction régionale de l'environnement (DIREN)
- l'avis des communes limitrophes.
Suite à cette instruction, le préfet définit, sous forme d'un arrêté préfectoral, le périmètre géographique et les puissances minimale et maximale retenus sur l'ensemble de la zone étudiée.
Nous développons ensuite nos parcs au sein des ZDE. Cela permet :
- d'inscrire notre développement dans la volonté communale,
- de bénéficier du rachat par EDF de l'électricité produite en bénéficiant du tarif en vigueur. C'est en effet l'une des conditions que doivent remplir les parcs éoliens pour être éligible à ce tarif.
Gisement éolien
La production électrique d'un parc éolien croît avec l'énergie du vent sur le site. Le vent porte une énergie qui est fonction de sa vitesse et sa densité. Le gisement éolien est l'expression de cette énergie.
Pour assurer le fonctionnement optimal des aérogénérateurs et une production satisfaisante d'électricité, ce gisement doit être bien étudié : son abondance, son comportement horizontal et vertical. La connaissance de ce vent permet une simulation du fonctionnement des aérogénérateurs et une prévision de la production électrique.
A l'aide de données de base, de mesures issues de mât de mesures anémométriques ou d'éoliennes déjà en fonctionnement, de données météorologiques et satellitaires, etc., nous assurons en interne l'étude du gisement éolien.
Avec ce gisement connu, nous optimisons le nombre, l'emplacement, la hauteur et le choix (marque et modèle) de l'aérogénérateur. Nous installons donc l'éolienne la plus adaptée au site d'implantation.
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Micrositing
Le micrositing naît de la compilation de l'ensemble des données collectées par toutes les études menées dans le cadre d'un projet éolien. Le choix de l'implantation finale des éoliennes dépend de vecteurs aérodynamiques et territoriaux. L'objectif de cette étape est d'optimiser le productible et assurer le bon fonctionnement de la génératrice.
- caractéristiques aérodynamiques :
- de la force du vent, de sa direction ainsi que de son degré de turbulence sont déduites les distances minimales entre les éoliennes, ce qui permet d'aboutir à leur répartition la plus pertinente.
- contraintes territoriales :
- contraintes dites dures, tels un radar, un couloir d'aviation…
- contraintes souples, tels l'insertion paysagère, l'impact visuel…
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Foncier
Pour implanter une éolienne, le porteur de projet doit être locataire en titre de la parcelle. Ceci se déroule en deux phases :
- avant le dépôt de la demande de permis de construire : sont recueillis les accords du propriétaire et du locataire initial. Ainsi, le propriétaire et le titulaire du bail s'engagent dans une promesse de résiliation partielle de bail ; H2air et le propriétaire s'engagent dans une promesse de donner à bail ;
- après l'obtention du permis et avant le début des travaux : il y a création d'une nouvelle parcelle aux dimensions de l'emplacement de l'éolienne (composé des fondations et d'une plateforme d'accès) par un géomètre avec procès verbal d'arpentage. Par actes notariés, l'exploitant en place, titulaire du bail initial, résilie partiellement son bail puis le propriétaire donne à bail la parcelle nouvellement créée.
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Étude d'impact
L'étude d'impact (article 98 de la loi n°2003-590), pièce maîtresse du dossier de demande de permis de construire, constitue un outil d'aide à la décision. En effet, elle permet de concilier éolien, aménagement du territoire et préservation des milieux naturels et humains sur un territoire étudié et analysé.
L'étude d'impact est une analyse scientifique et technique. Elle évalue les conséquences futures (incidences positives et négatives) sur l'environnement des projets éoliens d'une hauteur supérieure à 12 mètres au-dessus du sol.
L'étude d'impact s'appuie sur les études menées dans le cadre du choix du site et de l'élaboration du projet : analyses floristique, faunistique, ornithologique, chiroptérologique, entomologique ; étude acoustique ; simulation paysagère… L'étude porte sur l'ensemble du projet (implantation et raccordements électrique et routier) et concerne l'ensemble des phases prévues (chantier, exploitation, démantèlement).
Le contenu de l'étude d'impact est organisée en cinq chapitres (analyse de l'état initial, analyse des effets, argumentation du projet retenu, mesures d’accompagnement, analyse des méthodes) et accompagnée d'un résumé non technique.
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Permis de construire
Un parc éolien doit bénéficier d'un permis de construire délivré par l'État. Ainsi, il fait l'objet d'une demande de permis de construire, contenant les documents suivants :
- un dossier d'architecte : plans de situation, plans de masse, plans de l'emprise de chaque éolienne ;
- une étude d'impact ;
- une notice paysagère.
Déposé en mairie comme tout permis de construire, le dossier est instruit par la Direction départementale de l'équipement. Lorsque l'instruction est terminée, les avis de toutes les institutions et administrations recueillis, le préfet départemental délivre le permis de construire au nom de l'État.
Le permis de construire obtenu, nous signons les accords fonciers et engageons la phase du chantier.
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Travaux
La construction d’un parc éolien nécessite environ 6 mois de travaux (hors intempéries).
Lorsque les accès sont aménagés, le réseau électrique propre au parc (réseau HTA 20 kV) est enfoui et raccordé. Dans le même temps, le génie civil engage la réalisation des fondations. Les fondations prêtes et les réseaux raccordés, le montage des aérogénérateurs peut débuter. Cette dernière étape est très rapide au regard des autres étapes : une éolienne est montée en moins d'une semaine !
Le chantier se compose généralement de six ingénieries :
- le lot électrique, composé de 2 parties : le réseau interne au parc (relier les éoliennes entre elles et au poste de livraison) et le réseau externe du raccordement au réseau EDF. Tous deux comprennent la construction, l'enfouissement des lignes et leur raccordement ;
- le lot travaux publics inclut la construction des voies d'accès et des aires de montage des aérogénérateurs, le renfort des routes permettant le passage des porte-chars jusqu'aux aires de montage. Les travaux d'un parc débutent par la réfection de la voirie, généralement au printemps afin de minimiser les risques liés aux intempéries ;
- le lot génie civil correspond à la phase du chantier établissant les fondations des aérogénérateurs. Cette étape exige donc d'être pilotée par une équipe de grande maîtrise et d'expérience ;
- le lot transport des aérogénérateurs : ce transport est opéré par convoi exceptionnel. Il faut compter environ 7 porte-chars pour une éolienne ;
- la certification est opérée par un organisme indépendant de tous les acteurs du chantier. Elle a pour objectif de certifier la conformité du déroulement du chantier et des installations.
Mise en service industrielle
A la réception définitive des travaux, le parc éolien est connecté au réseau et entre alors en production. Après une phase de tests de plusieurs semaines, la mise en service industrielle est déclarée auprès d'EDF.
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